17/03/20 – Confinement, jour 2 : coup de flippe

C’est bien la peine d’avoir congé si c’est pour se réveiller à 6h30 comme d’habitude…

Puisque c’est fait, autant occuper ma journée efficacement. Aérer à fond la maison, déjà. Hélas, le confinement ne diminue pas le bruit de la chaussée. S’il n’y a plus d’embouteillages, le bruit de la circulation reste permanent.

7h30. Purée, ya foule, ici. Je dois faire la file pour la salle de bains.

8h. Joie, le lave-vaisselle a mal tourné, il faut tout refaire à la main. Ça va occuper les enfants un moment.

9h. Ha tiens, non. C’est surtout moi que ça a occupé. Les filles sont trop contentes d’avoir temps d’écran illimité, et Ptipodcolle a écrasé jusque passé 10h…

Après, j’ai arrêté de compter les heures. Le reste de la journée s’est passé dans le calme. Je suis stupéfaite de constater qu’il n’y a vraiment aucune dispute entre les enfants, alors qu’aux derniers congés scolaires je partais travailler en tremblant : Ptipodcolle et Rat d’bibli se tapent systématiquement dessus après 15 mn maximum dans la même pièce.

J’avais oublié ! Hier, je suis allée jusqu’à la pharmacie. Il y faisait tellement calme… D’habitude, les gens se piétinent à l’intérieur pour sauter sur le premier comptoir libre. Désormais, seules trois personnes maximum sont autorisée dans l’officine. Les autres sont priées de faire la queue à l’extérieur, à une distance minimale de 1 m les uns des autres. Sous le soleil, il faisait si doux ! À l’intérieur, une bande au sol délimite la distance à laquelle rester du comptoir. Le livreur de médicaments n’a pas voulu passer dans l’arrière-boutique ; il a laissé ses cartons en plan, et a préféré prendre une photo de la titulaire présente plutôt que de la faire signer sur son appareil tactile.

Quant au facteur, nous l’avons vu de loin et de dos, comme s’il partait en courant après avoir posé un colis sur le pas de notre porte.

Évidemment, l’annonce faite ce soir par notre Première Ministre va encore un peu changer la donne, même si notre famille appliquait déjà ces mesures fort restrictives. Honnêtement, je commence à flipper. Surtout à cause des abrutis qui bloquent les supermarchés et vident les rayons. Je flippe pour mon alimentation : je ne supporte pas l’eau du robinet, elle me rend malade. Et je suis allergique au blé (entre autres). Ça veut dire que le jour où je suis à court de quinoa, de riz, de bouteilles, je ne peux pas commander une pizza, je ne peux plus boire. Et si je n’ai pas accès aux magasins à cause de boulets hystériques, ça va grandement me compliquer la tâche.

Allez, je respire. Notre peuple est créatif et imaginatif, des solutions vont très bientôt se mettre en place. J’irai faire mes courses comme d’habitude vendredi, et ça prendra le temps que ça prendra… Après tout, nos ancêtres pouvaient passer une journée entière à la chasse avant d’avoir un petit truc à se mettre sous la dent. Oui, là aussi, ça va nous obliger à ralentir… Il n’y a pas que du mauvais là-dedans…

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