« J’ai tout essayé » et « Il me cherche » d’Isabelle Filliozat

J'ai tout essayé d'Isabelle Filliozat Il me cherche, Isabelle Filliozat

Difficile d’évoquer l’un sans l’autre quand on a lu les deux. Chacun de ces deux ouvrages explique les aspects psychologiques et chimiques des réactions de nos petits, avant puis après 5 ans.

Si les solutions proposées n’ont rien de révolutionnaire (le plus souvent, faire un câlin pour recharger l’enfant en ocytocine), ce qui l’est, en revanche, c’est d’aborder l’éducation sous cet angle. Quand on a été élevé avec la conviction qu’un enfant qui fait une crise dans un supermarché fait un caprice, comprendre les processus chimiques qui dérèglent son cerveau et mènent à ladite crise permet d’envisager les choses sous un angle tout à fait différent. Car dans le premier cas, au mieux on laissera l’enfant s’époumoner sans réagir, au pire on le sanctionnera. Dans le second, on balaye l’idée d’une éventuelle mauvaise volonté de la part de l’enfant au profit de la gestion de sa détresse physique. Quand votre enfant hurle de douleur parce qu’il a un dard d’abeille planté dans la main, vous l’ignorez ou le sanctionnez ? Et bien là, c’est le même principe.

Au travers d’un grand nombre d’exemples tirés du quotidien, Isabelle Filliozat nous explique aussi bien les cheminements intellectuels des enfants que l’influence des hormones sur leurs réactions et comportements. Ce faisant, elle invite le parent non plus à s’inscrire en opposition avec son enfant (comme elle le souligne, le parent commence sa période du non bien avant le bambin de 18 mois), mais à l’observer, l’écouter et le comprendre, vraiment et intégralement, sans jamais envisager quoi que ce soit de négatif en lui. C’est le fondement de la parentalité positive.

Tout aussi fondamental, à la fin de Il me cherche, Isabelle Filliozat propose une approche de l’éducation via la diététique : ça paraît évident quand on le dit, et pourtant, comment demander à un enfant qui vient d’ingurgiter des sodas sucrés et autres barres chocolatées de rester sagement à sa place (en classe notamment), alors qu’il vient de se recharger à bloc et même au-delà en carburant que son corps doit éliminer ? De la même façon, elle explique les méfaits du lactose, du gluten, et j’en passe.

Ces deux ouvrages constituent pour moi des ouvrages de référence, à avoir toujours à portée de main. A tous ceux qui souhaitent approfondir la notion de parentalité positive, et qui n’ont pas le temps de lire l’intégralité de l’oeuvre d’Isabelle Filliozat, je recommande également chaudement sa formation en ligne sur le site Weelearn.

One Comment

  1. Pingback : J’ai essayé Filliozat | Le paradis de Corny

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Pour pouvoir laisser un message, merci de résoudre : *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.