26/03/20 – Confinement, jour 11 : le seum

Putain. Il m’a limite postillonné à la tronche, ce con. Son haleine sentait plus l’alcool que le virus, mais ça veut rien dire. Qu’est-ce qu’il n’a pas compris dans « distance de minimum 1m50 » ? Crétin de baraki. Le pire, c’est que ça partait d’un bon sentiment : une faible femme, un coffre ouvert (attendez la suite, bande de cochons), plein de lourdes caisses de courses…

« Tu veux un coup de main ? »

« Non, c’est bon, ça va me faire ma muscu du jour ».

Il a insisté. J’aurais dû être méchante. « Ok, tu me les poses là, à l’entrée du garage ». Puis j’en rentre déjà une. Je me retourne, je le vois là, en plein milieu de mon garage : « Je la mets où ? » Ben tu me la donnes, abruti, parce que là, je vais pas te faire visiter la maison, hein. Du coup, je la lui ai prise des mains. En fait c’est moi la conne, en faisant ça j’ai pas respecté la distance de sécurité ! J’ai aussi dû vite fait lui arracher la deuxième avant que le fond ne lâche et que tous mes bocaux n’éclatent au sol. Pas grave. Dans 14 jours maxi, j’irai lui péter la tronche, à mon si serviable voisin.

Pouf, pouf. Si ça se trouve, c’est moi qui l’ai contaminé. Après tout, j’ai été prise d’une crise d’éternuements en sortant du supermarché, juste avant de reprendre le volant. J’avais mis ça sur le compte des poussières dans la ventilation – 10 mn en pleine tronche à la caisse – mais je peux pas être sûre.

Avec toutes ces conneries, on va devoir se mettre en quarantaine pour un simple rhume des foins…

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